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Saturday, February 16, 2008

Le prix de la performance


Qui n’a jamais reçu des pourriels (aka : spam mail) dans son inbox offrant des pilules ou vantant les mérites de prothèses pour augmenter euh… sa virilité? Avant de programmer mon filtre courriel, je recevais au moins 3 ou 4 messages du genre par jour. Ça m’a toujours fasciné… qui serait assez naïf pour y croire? Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui mordent à l’hameçon? Eh bien, j’ai eu la réponse dans le journal de ce matin.

Vrai de vrai : Un homme de 78 ans a poursuivi sans succès son médecin pour un montant de 175 000$ parce qu’il n’était pas satisfait de son implant… Il a été mis en preuve (!) qu’il était très porté sur la chose et comme il s’était tanné du Viagra, il a cherché une solution, disons, plus permanente. Il est à noter qu’il n’a pas eu l’idée au travers d’un spam, mais bien après avoir vu une publicité à la télévision (je ne savais même pas que de telles publicités passaient à la télévision au Québec!) Une fois l’appareil installé, l’homme en question a eu des complications de santé et en plus, selon lui, la prothèse n’était pas à la hauteur (ok… jeu de mot facile…) Parmi les problèmes : l’appareil ne se dégonfle plus complètement... Donc, il a poursuivi le médecin et a été débouté en cour.

Pauvre monsieur quand même...

Pour lire l’article au complet (paru dans La Presse), cliquer ici.


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Friday, February 8, 2008

Ce que les gens peuvent faire en dormant...


S’il y a un domaine du droit où les causes se lisent comme des romans, c’est bien le droit pénal. Je me souviens d’un cas assez bizarre… Grosso modo, c’était l’histoire d’un homme qui a été accusé d’avoir attaqué ses parents et de les avoir gravement blessés. Jusqu’à là, rien de bien étrange… sauf que l’homme en question, comme moyen de défense, avait invoqué le fait qu’il était somnambule et ne savait pas ce qu’il faisait (même s’il avait conduit 23 km pour se rendre chez ses parents avant de les attaquer!). C’est un moyen de défense assez rare, mais voilà qu’aujourd’hui, le très sérieux Globe and Mail nous en rapporte un autre cas.

Cette fois, c’est un homme a été accusé d’avoir agressé sexuellement une femme… alors qu’il était somnambule! Cet homme avait l’habitude de faire la chose pendant qu’il dormait, mais lorsqu’il s’est essayé sur une femme (qui n’était pas sa conjointe), celle-ci a porté plainte. Trop bizarre… Lire l’article complet ici.

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Monday, January 28, 2008

20 ans après et on en parle toujours...

Image source: abcnews.com

Il y a 20 ans aujourd’hui, la décision R. c. Morgentaler a été rendue. Ainsi, depuis 1988, l’avortement n’est plus considéré comme un acte criminel au Canada. Dépendant de quel côté du débat on se situe, c’est soit la victoire de la liberté de choix qu’a une femme sur son corps que l’on célèbre ou la défaite du droit à la vie d’un fœtus que l’on pleure.

Les médias, surtout canadiens, ont bien sûr souligné cet anniversaire à coup d’analyses, d’entrevues et de témoignages et c’était difficile de l’ignorer aujourd’hui. Cette décision est parmi les premières que j’ai étudiées et elle m’a marquée, car pour une fois, j’en avais entendu parlé avant de commencer à l’analyser. Elle n’est peut-être pas la décision la plus étoffée ou au raisonnement juridique le plus révolutionnaire, mais d’après moi, c’est celle qui a eu le plus grand impact sur la société. Que l’on soit pour ou contre, il est certain qu’elle encore suscite beaucoup d’intérêt. La preuve : 20 ans après, on en parle encore avec beaucoup d’émotion à en lire les dossiers qui apparaissent périodiquement dans les journaux.

Il faut se rappeler que la décision que l’on souligne aujourd’hui n’a fait que décriminaliser l’avortement et que le débat sur la détermination du moment où commence la vie demeure toujours ouvert. Les juges de l’époque ne voulaient pas ouvrir cette boîte de Pandore et depuis, personne ne veut vraiment s’y aventurer et je les comprends.

Quoi qu’on en dise, ce débat est bien loin d’être clos .


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Thursday, January 24, 2008

Course aux stages : 3…2…1…et c’est reparti!

Il vient un moment où, comme étudiant, il faut songer à sa future carrière. Souvent, la recherche d’emploi se fait une fois le diplôme en poche, mais en droit, elle se fait principalement par la course aux stages. C’est pratiquement devenu un rituel : dès la 2e année, les étudiants sont fortement courtisés par les plus grands bureaux d’avocats montréalais. Qu’est-ce que je raconte : c’est plutôt dès son entrée à la Fac de Droit qu’un étudiant apprend à connaître « la course » et qu’il commence à stresser. Je dois avouer que dès ma première année et même un peu avant, j’appréhendais ce moment apparemment fou. C’est en partie vrai, mais ça tient en bonne partie de la légende urbaine. Après y avoir passé au travers l’an dernier, j’ai survécu et je me prépare à y replonger de plus bel.

Pour moi, le véritable coup d’envoi de la course se fait par la Journée Carrière, qui a d’ailleurs eu lieu aujourd’hui. Les bureaux d’avocats viennent sur place pour répondre aux questions des étudiants et rivalisent d’imagination en matière de produits promotionnels.

Durant les 3 années où j’y ai participé, parmi les plus originaux, j’ai vu :

- Une boîte de céréale avec le nom de la firme
- Des œufs avec des petites boules dedans

- Un foulard avec une carte du CV de Montréal indiquant l’emplacement du bureau
- Des speakers de Ipod
- Des clés USB (déjà vu, mais oh combien pratique!)
- Un bloc-notes avec « personne ne lit les brochures » (mais, je les lis moi…)

Nous sommes bien loin des stylos arborant le nom de la firme ou de la simple brochure! Un jour, j’aimerais être sur l’équipe qui décide des produits promotionnels… Mais, faut-il le rappeler, la journée carrière n’est pas uniquement l’occasion de faire une récolte de gadgets… il y a les avocats à rencontrer et des bureaux à découvrir aussi!


De ce côté, je dois avouer que c’était un peu chaotique. Un couloir très passant près d’une cafeteria ou encore près du café étudiant n’est pas l’endroit indiqué pour pouvoir discuter les tendances du droit et du style de pratique du bureau X. Le truc, c’est d’arriver tôt, pendant que la majorité des étudiants sont en cours. Mais ce moment de répit n’a été que de courte durée, puisque qu’en ce qui a semblé quelques minutes, une horde d’étudiants ont pris d’assaut les kiosques (à tel point qu’on avait de la difficulté à se déplacer sans « tackler » quelqu’un) et bombardé les représentants de questions… dont ma préférée :

« Est-ce que vous travaillez des heures normales? »
(Je doute qu’un bureau dise « nous, on veut que nos avocats travaillent jusqu’à minuit tous les soirs et qu’ils n’aient pas de vie à l’extérieur du bureau »… c’est sûr qu’ils nous disent tous oui, ils travaillent des heures raisonnables et qu’ils sont bien accommodants, mais la réalité demeure que c’est le client qui dicte un peu l’horaire. Il faut quand même en être conscient. De plus, c’est quoi des heures normales? Moi, quand j’ai quelque chose à finir, je reste parfois tard et je trouve ça normal)

Je me demande bien ce que les représentants peuvent entendre en une journée comme celle-ci. J’espère un jour pouvoir faire les journées carrières en tant que représentant de mon bureau, pour voir tous ces étudiants avec les yeux brillants et pleins d’espoirs… ah…tellement d’appelés, mais si peu d’élus…

Malgré les quelques désagréments qui ont accompagné cet exercice, ce fut mission accomplie : j’ai eu la chance de parler avec quelques personnes, renouer avec des firmes et de découvrir au moins 2 firmes que je ne connaissais pas et qui, finalement, m’intéressent.

Prochaine étape : l’envoi de CV et les entrevues… à suivre!

PostScript : Un nouveau scandale financier aujourd’hui… 7 MILLIARDS $! À qui la faute? Un « rogue trader » chez Société Générale…hmmm…. Ça augure mal….


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