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Sunday, February 17, 2008

Europea : le jour où la campagnarde est devenue accro de la haute


Mon premier contact avec le restaurant Europea fut lors d’une leçon sur les bonnes manières. Lors de cet événement, les organisateurs ont invité le célèbre chef Jérôme Ferrer pour concocter un menu diabolique qui mettait nos manières à rude épreuve... Je me souviens entre autres d’une caille rôtie entière (ie : non désossée) avec une farce au foie gras… mmm…terriblement bon, mais impossible à manger! Si c’était juste de moi, je l’aurai mangé avec les mains, mais ce n’était pas là le but de l’exercice. Maintenant que je suis passée euh…maître des manières de table (oui, je vous le jure!), je me sentais d’attaque à essayer le restaurant et l’occasion s’est présentée hier.

D’abord, de la rue, le restaurant passe presque inaperçu puisque caché dans le sous-sol d’un petit immeuble. L’accueil m’a un peu surpris : Il faisait très froid et l’hôte est sorti du restaurant nous accueillir dans l’entrée vitrée et nous a ensuite mené à notre table. C’est vraiment très cozy (lire : très petit), mais on ne s’y sent pas du tout à l’étroit. C’est très beau et en m’assoyant, j’ai fait l’effort de me rappeler mes leçons de manières à table : commencer par les ustensiles de l’extérieur et aller vers l’intérieur, prendre de petites bouchées, la serviette pliée en 2 sur ses genoux etc. Les serveurs, tous de noirs vêtus, étaient très efficaces et tous français (et très courtois!), ce qui ajoutait une touche de classe. Je dois avouer qu’au départ, c’était un peu intimidant pour la fille pas trop habituée à de tels endroits, mais rapidement, je me suis sentie très à l’aise et l’atmosphère n’était pas guindée.

La faune de la place un samedi soir : un mélange de jeunes professionnels, d’amoureux et de gens plus vieux. Tous très chics (Exit les joggings!) Ça fait exprès…Moi qui suis à la recherche d’une veste/châle en laine, presque toutes les femmes en portaient une ce soir là!

Au début, je me suis dit que ça va être un de ces restos où la description des plats est inversement proportionnelle à la taille des portions et que les miniatures portions nous lasseraient sur notre faim, mais non… En fait, ces toutes petites portions ont pris une véritable expansion une fois dans l’estomac et j’étais bien contente d’avoir mis une robe ample ce soir-là!

Ce que je retiens de ma soirée : la succession de bouchées à n’en plus finir! C’est vrai, dès que l’on arrive (3 bouchées, dont un pruneau enrobé de proschutto – surprenant le mélange sucré/salé) et pendant qu’on attend (un capuccino de homard à l’huile de truffe - Un peu bizarre, mais bon). Ensuite une entrée (trois sortes de foie gras pour moi et un tartare de bison pour lui) suivit encore d’une autre bouchée (mousse de foie gras… j’en ai presque fait une overdose!). Le plat principal (3 pétoncles géantes apprêtées de 3 façons différentes pour moi et agneau pour lui) suivit… d’un pré-dessert (crêpe au centre au chocolat dans une sauce au fruit de la passion, loukum, mini-macaron et un grenre de crumble au pomme) et d’un post-pré-dessert (des madeleines miniatures tout chauds), du dessert en tant que tel (un truc glacé au fruit de la passion bardé de chocolat blanc) et d’un post-dessert (des fraises habillés d’un tuxedo au chocolat et des tranches d’oranges confites au chocolat). Même le thé et le café étaient accompagnés d’une sélection de sucre de toute sorte (petits pots de sucre au gingembre, au citron, aux fraises, etc).

Ça y est…La campagnarde que je suis a pris goût au raffinement et à la haute gastronomie, au grand malheur du porte-feuille de chéri…

Même en écrivant ces lignes, je pense déjà à ma prochaine visite… où je vais essayer le menu dégustation « 9 services » (ce qui nécessitera probablement un jeûne de 2 jours pour pouvoir tout manger!). En attendant, ma prochaine visite sera à la boutique du restaurant dans le Vieux-Montréal pour… des macarons! J’ai déjà hâte de me bourrer la figure de ces petits biscuits… je salive juste à y penser (slurp!)

Bonne nouvelle : les proprios de l’Europea viennent d’ouvrir un bistro sur la Côte-du-BeaverHall. Évidemment, c’est sur ma liste d’endroits à essayer et c’est probablement pour bientôt (puisque plus abordable!)

Pour le site du resto (Europea), cliquer ici.



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Wednesday, February 13, 2008

Saint-Valentin: affronter la foule ou...

J'ai eu la mauvaise idée hier de passer par PVM à l'heure du midi pour aller à la pharmacie me chercher des vitamines. Il y avait foule partout (surtout des messieurs...)chez le fleuriste, le chocolatier, la boutique de lingerie, mais la foule la plus dense était à la pharmacie. Évidemment, j'étais la seule qui n'avait pas de chocolats ou de petits trucs avec des coeurs dans son panier. Seulement des vitamines (vrai de vrai!)... Il fallait aussi, pendant que j'étais à la caisse, que le code barre sur ma bouteille ne fonctionne pas et la file derrière moi ne cessait de s'allonger...

Devant un tel chaos, je comprends ceux qui disent que la Saint-Valentin n'est qu'une fête commerciale. C'est vrai... toute cette fébrilité sur fond du schlick-schlick d'une carte de crédit, ce n'est pas très romantique...

J'ai une suggestion pour ceux et celles qui ne veulent pas subir les foules, sont fauchés ou qui sont à court d'idées (ou une combinaison des 3!):



Cette initiative belge date de l'année dernière, mais demeure tout de même applicable cette année (ou en tout temps!)!

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Tuesday, February 12, 2008

"Et toi? C'est pour quand?"


***Comme c’est la Saint-Valentin cette semaine, je continue ma petite série sur l’amour et tout ce qui vient autour***

En l’espace d’une toute petite année, 5 personnes de mon entourage se sont fiancées, 2 se sont mariées et 2 ont eu des enfants. Juste pendant la période des Fêtes qui vient de passer, 3 d’entre elles se sont fiancées!. Déjà, cet été, j’ai 2 mariages de prévus. Donc, évidemment, la question qui me revient sans cesse : « Et toi, les fiançailles? C’est pour bientôt? »

Épineuse question :-P Au fil des années, mes réponses (« Je ne sais pas » ou « ça ne dépend pas juste de moi ») commencent à sonner comme des disques usés… Même si je partage la joie de mes amis, je l’avoue, c’est parfois difficile de voir les autres se fiancer et d’attendre patiemment son tour… mais, je me dis que l’attente en vaudra bien la peine. Comme plusieurs de mes compatriotes, j’aimerais que tout soit parfait : la bague [dans une petite boîte bleue-turquoise de préférence ☺], les sentiments, la mise en scène… Yeah, right! En fait, comme il n’y a rien de parfait en ce bas monde, j’aimerais quelque chose de pas compliqué, de mémorable, mais surtout de bon goût. Pas de déclaration tapageuse sur le Jumbotron du Centre Bell ni de déclaration à la va-vite sur le coin d’une rue en attendant un changement de lumière ou au-dessus d’un BigMac chez McDo, la bouche à moitié pleine… non… Oui, je suis exigeante, car je veux aussi que ce soit original… mais également romantique et pour illustrer, je vous soumets ce petit vidéo :



Douteux… mais il faut avouer que l’originalité y est, mais pas le romantisme ni le bon goût! Inutile de vous dire que présentée avec une telle demande, je dirais NON! Avis aux gars qui s’apprêtent à « popper » la question bientôt (mmm… je me demande si c’est déjà arrivé…)!

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Monday, February 11, 2008

Ah...Saint-Valentin...


Bien qu’elle soit souvent décriée comme une fête mercantile, toutes les filles que je connaisse s’attendent à un petit quelque chose de spécial de la part de leurs namoureux pour la Saint-Valentin. Avec une telle attente, c’est probablement une période de grand stress pour les zhommes… Je dois avouer qu’il y a beaucoup d’efforts de la part des messieurs pour nous surprendre, mais parfois, malgré toutes les bonnes intentions, le résultat est, disons le…quelque peu… malheureux

Parmi les pires cadeaux que j’ai recensés, j’ai un ami qui a un jour donné des nouilles instantanées avec une peluche à sa douce pour la Saint-Valentin (histoire vraie!)… C’était probablement une blague, mais la fille, elle, ne l’a probablement pas trouvé très drôle…

Donc, pour éviter les cadeaux pourris et les déceptions assurées, j’ai trouvé un site qui répertorie les 10 pires idées cadeaux pour la Saint-Valentin et je me permets d’en commenter quelques unes ici :

1) Le traditionnel bouquet de roses rouges : C’est vrai…Une grande majorité de filles (dont moi) aiment recevoir des fleurs, mais une douzaine de roses rouges pour la Saint-Valentin, je trouve que ça manque d’originalité (surtout si accompagnée d’une boîte de chocolats de pharmacie!). En plus, les roses, ça ne dure pas très longtemps… Selon l’article, une alternative serait des fleurs inhabituelles, comme des orchidées. J’approuve, j’approuve… tant que ce ne soit pas une plante verte!

2) Un bijou qui vient dans une petite boîte : Bien que la plupart des filles aiment ce qui brille, le problème ici c’est la petite boîte. Trop d’expectatives : il y a certaines journées dans l’année où une fille s’attend à se faire demander en mariage (anniversaire, Noël, nouvel an par exemple) et la Saint-Valentin, même si un peu cliché, est LA journée par excellence. Là-dessus, je suis assez d’accord. Ça m’est déjà arrivé: À mon anniversaire, j’ai reçu une belle petite boîte de chez Birks et à l’intérieur… des boucles d’oreilles. Elles étaient superbes et j’étais bien contente, mais j’ai quand même eu un petit pincement au cœur. Donc, si la grande demande n’a pas encore eu lieu et que la boîte ne contient rien de moins qu’une bague de fiançailles, ce sera une (très) grande déception pour la fille (surtout si la boîte est bleue!)

3) Savons et produits pour le bain: Quoiqu’en disent les pubs des pharmacies et des boutiques de produits de beauté, je ne connais pas une fille qui aime recevoir des savons pour la Saint-Valentin. C’est risqué, car ça pourrait envoyer le mauvais message (du genre : manque d’hygiène personnelle!). Donc, il faut oublier le Dove (j’ai déjà vu ça comme cadeau…) De la même manière, un rasoir… je me souviens d’avoir vu des emballages cadeaux par Gillette….mmm…également à proscrire!

4) Quelque chose de très pratique : Par exemple, une balance ou un « Dirt Devil »… Aïe, je plains celle qui a reçu une balance pour la Saint-Valentin! Pourtant, vrai de vrai, j’ai vu des publicités justement à l’occasion de la Saint-Valentin pour des produits comme des aspirateurs, fours et autres appareils ménagers. Ça, ce n’est pas romantique …

Ce qui me fait sourire dans ces listes, c’est qu’elles sont probablement tirées d’histoires vraies… Pour d’autres mauvaises idées et des solutions, cliquer ici.

Quand j’y pense, c’est beaucoup de pression pour trouver ZE cadeau parfait. Je ne suis pas une experte, mais d’après moi, ce qui marche à coups sûrs : une carte avec un mot doux, un dîner dans un beau petit resto (ou encore un repas préparé avec amour) et passer du temps ensemble. C’est peut-être cliché, mais oh combien efficace! L’important, c’est d'avoir l'intention de souligner cette journée des amoureux avec son namoureux (ou namoureuse), de manière originale si possible et si on est seul, de passer du temps avec des amis. Après tout, l’amour, ça peut comprendre l’amitié, non?

Et vous, faites-vous quelque chose pour la Saint-Valentin?


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Thursday, January 31, 2008

C'est à mon tour...

Image credit: Rery

Depuis des semaines, partout où je vais, je ne peux pas faire un pas sans entendre ces sons :
« cough! » « cough! » « snirf! »

Jusqu’à maintenant, j’ai été chanceuse. Pendant que les autres autour de moi reniflaient et tombaient victimes de ces minuscules bibittes capables de réduire un homme à néant, je m’en tirais bien. Pour déjouer l’ennemi, je me lavais les mains 100 fois par jour et abusais du Purell (qui, parfois, me révélait avec douleur des coupures dont j’ignorais l’existence…) En plus, je n’hésitais plus à troquer style pour chaleur. Je croyais bien m’en être sauvée… un 2e hiver sans rhume ni grippe, serait-ce possible?


Ben non, c’était trop beau pour durer… Ça a commencé par une petite gratouille dans le fond de la gorge un dimanche matin pour ensuite dégénérer en une fatigue générale et la sensation d’avoir un presto à la place des sinus aujourd’hui. J’ai même les oreilles bouchées, ce qui fait que j’ai l’impression d’entendre à travers un scaphandre. Les médicaments, ça aide à alléger les symptômes, mais ça me laisse une impression de flottement pendant quelques heures. Ce n’est pas complètement désagréable, mais je préfère de loin être en santé. Pour l’instant, je n’ai qu’un souhait : rester au lit et manger de la soupe au poulet (riz et poulet…mmmm….)

C’est pendant ces moments où j’aimerais retomber en enfance… Enfant, lorsque j’étais malade, même si c’était juste un début timide de rhume, je pouvais rester chez moi, en pyjama, à manger des pop-sicles et regarder des dessins animés. Mais maintenant que je suis grande, même dans un état de zombie, je me force à aller au boulot ou à assister à mes cours. C’est fou comme les priorités changent : le boulot avant et la santé après…C’est sûrement ça devenir adulte…


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Thursday, January 24, 2008

Course aux stages : 3…2…1…et c’est reparti!

Il vient un moment où, comme étudiant, il faut songer à sa future carrière. Souvent, la recherche d’emploi se fait une fois le diplôme en poche, mais en droit, elle se fait principalement par la course aux stages. C’est pratiquement devenu un rituel : dès la 2e année, les étudiants sont fortement courtisés par les plus grands bureaux d’avocats montréalais. Qu’est-ce que je raconte : c’est plutôt dès son entrée à la Fac de Droit qu’un étudiant apprend à connaître « la course » et qu’il commence à stresser. Je dois avouer que dès ma première année et même un peu avant, j’appréhendais ce moment apparemment fou. C’est en partie vrai, mais ça tient en bonne partie de la légende urbaine. Après y avoir passé au travers l’an dernier, j’ai survécu et je me prépare à y replonger de plus bel.

Pour moi, le véritable coup d’envoi de la course se fait par la Journée Carrière, qui a d’ailleurs eu lieu aujourd’hui. Les bureaux d’avocats viennent sur place pour répondre aux questions des étudiants et rivalisent d’imagination en matière de produits promotionnels.

Durant les 3 années où j’y ai participé, parmi les plus originaux, j’ai vu :

- Une boîte de céréale avec le nom de la firme
- Des œufs avec des petites boules dedans

- Un foulard avec une carte du CV de Montréal indiquant l’emplacement du bureau
- Des speakers de Ipod
- Des clés USB (déjà vu, mais oh combien pratique!)
- Un bloc-notes avec « personne ne lit les brochures » (mais, je les lis moi…)

Nous sommes bien loin des stylos arborant le nom de la firme ou de la simple brochure! Un jour, j’aimerais être sur l’équipe qui décide des produits promotionnels… Mais, faut-il le rappeler, la journée carrière n’est pas uniquement l’occasion de faire une récolte de gadgets… il y a les avocats à rencontrer et des bureaux à découvrir aussi!


De ce côté, je dois avouer que c’était un peu chaotique. Un couloir très passant près d’une cafeteria ou encore près du café étudiant n’est pas l’endroit indiqué pour pouvoir discuter les tendances du droit et du style de pratique du bureau X. Le truc, c’est d’arriver tôt, pendant que la majorité des étudiants sont en cours. Mais ce moment de répit n’a été que de courte durée, puisque qu’en ce qui a semblé quelques minutes, une horde d’étudiants ont pris d’assaut les kiosques (à tel point qu’on avait de la difficulté à se déplacer sans « tackler » quelqu’un) et bombardé les représentants de questions… dont ma préférée :

« Est-ce que vous travaillez des heures normales? »
(Je doute qu’un bureau dise « nous, on veut que nos avocats travaillent jusqu’à minuit tous les soirs et qu’ils n’aient pas de vie à l’extérieur du bureau »… c’est sûr qu’ils nous disent tous oui, ils travaillent des heures raisonnables et qu’ils sont bien accommodants, mais la réalité demeure que c’est le client qui dicte un peu l’horaire. Il faut quand même en être conscient. De plus, c’est quoi des heures normales? Moi, quand j’ai quelque chose à finir, je reste parfois tard et je trouve ça normal)

Je me demande bien ce que les représentants peuvent entendre en une journée comme celle-ci. J’espère un jour pouvoir faire les journées carrières en tant que représentant de mon bureau, pour voir tous ces étudiants avec les yeux brillants et pleins d’espoirs… ah…tellement d’appelés, mais si peu d’élus…

Malgré les quelques désagréments qui ont accompagné cet exercice, ce fut mission accomplie : j’ai eu la chance de parler avec quelques personnes, renouer avec des firmes et de découvrir au moins 2 firmes que je ne connaissais pas et qui, finalement, m’intéressent.

Prochaine étape : l’envoi de CV et les entrevues… à suivre!

PostScript : Un nouveau scandale financier aujourd’hui… 7 MILLIARDS $! À qui la faute? Un « rogue trader » chez Société Générale…hmmm…. Ça augure mal….


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